Il y avait là quelques Grecs, de ceux qui montaient pour adorer pendant la fête. Ils s’avancèrent vers Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et ils lui firent cette demande: « Seigneur, nous voulons voir Jésus. » Philippe vient le dire à André ; André et Philippe viennent le dire à Jésus. Jésus leur répond : « Voici venue l’heure où doit être glorifié le Fils de l’homme. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » […] Maintenant mon âme est troublée. Et que dire ? Père, sauve-moi de cette heure ! Mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom ! Du ciel vint alors une voix : « Je l’ai glorifié et de nouveau je le glorifierai. »
Jésus, dans l’Évangile selon S. Jean 12, 20-28.
« Dieu a aussi un dessein secret nous concernant, pareil au dessein qu’il nourrit pour le grain. Celui-ci tombe à terre et se transforme ; en apparence, il se change en terre, en eau, en fumier ; l’observateur s’imagine qu’il n’en reste plus aucune trace visible. Or, en réalité, c’est lui qui transforme la terre et l’eau en leur donnant sa propre nature : graduellement, il métamorphose les éléments qu’il rend subtils et semblables à lui en quelque sorte […] Il en est ainsi de la religion de Moïse. La forme du premier grain fait pousser sur l’arbre des fruits semblables à celui dont le grain a été extrait. Bien qu’extérieurement elles la repoussent, toutes les religions apparues après elle sont en réalité des transformations de cette religion. Elles ne font que frayer la voie et préparer le terrain pour le Messie, objet de nos espérances, qui est le fruit […] et dont elles toutes deviendront le fruit. Alors, elles le reconnaîtront et l’arbre deviendra un. À ce moment-là, elles exalteront la racine qu’elles vilipendaient, comme nous l’avons dit en expliquant le texte : Voici, mon serviteur prospérera… [cf. Is 52, 13 s.] »
Juda Halévy (1085-1141), rabbin et philosophe juif. Cité d’après Juda Hallevi, Le Kuzari, apologie de la religion méprisée, trad. Charles Touati, Bibliothèque de l’École des Hautes Études en Sciences Religieuses, Volume C, Peeters, Louvain-Paris, 1994, p. 173.
Si vous êtes incapables de scruter les profondeurs du cœur de l’homme et de démêler les raisonnements de son esprit, comment donc pourrez-vous pénétrer le Dieu qui a fait toutes ces choses, scruter sa pensée et comprendre ses desseins ? (Jdt 8, 14).
C’est qu’elles ne connaissent pas les plans de L’Éternel et qu’elles n’ont pas compris son dessein : il les a rassemblées comme les gerbes sur l’aire… (Mi 4, 12).
L’Éternel déjoue les desseins des nations, il empêche les pensées des peuples ; mais le dessein de l’Éternel subsiste à jamais, les pensées de son cœur, de génération en génération. (Ps 33, 10-11).
Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. (Mt 15, 24).
Il ne s’agit donc pas de qui veut ou de qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. (Rm 9, 16).
À qui dois-je parler, devant qui témoigner pour qu’ils écoutent ? Mais leur oreille est incirconcise, ils sont incapables d’écouter. La Parole de l’Éternel est devenue pour eux un opprobre : ils ne l’aiment pas. (Jr 6, 10).
Et comme l’Apostasie [du diable] avait été mise au jour par le moyen de l’homme et que l’homme avait été la pierre de touche de ses dispositions intimes, il se dressa de plus en plus violemment contre l’homme, envieux qu’il était de la vie de celui-ci et résolu à l’enfermer sous sa puissance apostate.
Irénée de Lyon, Contre les Hérésies, V, 24, 4.

1 Response to

  1. emmanuelle van noppen sur décembre 30, 2012 à 1:30 says:

    Tu peux te féliciter de ce que tu as fait, c’est vraiment agréable à lire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *